Vendredi 6 avril 2007

Ma ville de banlieue, à la lisière de la petite province, contient encore quelques ruelles étroites, que j'aime à découvrir et à emprunter à pied. Parfois, elles font de tels angles qu'on les dirait sans issue, et il faut être prêt à faire demi-tour une fois engagés pour en découvrir la sortie.
J'y suis passée avec les poulettes, et il y avait dans l'un des angles, des dizaines de cadavres comme sur l'illustration, par terre, abandonnés, comme éviscérés par un organisme survolté !
À leurs questions, j'ai du répondre de manière superficielle... que oui, c'était des boîtes de médicaments, utilisées surtout par certains drogués en manque, d'où leur présence à cet endroit...
C'est drôle de devoir finalement éluder les comparaisons qui me viennent directement en mémoire... drôle d'"épargner" l'image (que je respecte par ailleurs) qu'elles ont de leur père... Un jour, peut-être j'en dirai plus, d'ici quelques années, quand elles-mêmes auront goûté à la vie trépidante des jeunes adultes, et encore, qui sait !!
N'a-t-on pas chacun une idée sur les choses et les gens, que rien ne pourrait changer ?
publié dans :
Bribes de passé...
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