Un jour, une de mes relations (avec qui j'entretenais des rapports de répulsion) est venu chez moi avec une petite boule de poil rousse à nez rose.
Un peu pour l'embêter, beaucoup parce que j'avais craqué, j'ai décidé de faire mien ce petit chat-là. C'est comme ça que Billy (Bibou, bibees) est entré dans ma vie. Il grandissait bien, j'avais enfin réussi à dompter ma crainte des félins urbains, mais Billy s'ennuyait un peu, seul la journée à la maison, et miaulait inlassablement. Alors je suis allé chercher Miroir (Mirres), petit aussi, et je l'ai ramené en métro. Ils étaient deux maintenant, à pouvoir jouer aux gendarmes et aux voleurs, à se mettre des peignées dans des chorégraphies art-martiales...

Mes chats étaient "patriotiques" ! L'un né le 18 juin (wouah la précision !), l'autre le 14 juillet...
Avec moi ils ont connu des jours heureux, beaucoup moins quand Torquémada était présent, et tout est rentré dans l'ordre après le divorce. Quand j'ai déménagé là où je suis maintenant, ils ont enfin eu un jardin pour se promener librement. Une chatte était déjà sur place, farouche, indépendante, et elle a découché quasiment une année entière pour les éviter.
Miroir (qui raffolait du chocolat) est mort à 17 ans, Billy (qui craquait pour la vache qui rit) à 19 ans. Lâche, je n'ai pas eu le courage de les accompagner jusqu'au bout, c'est mon Tendre qui s'y est collé et il les a caressés jusqu'à leur ultime sommeil...
Une particularité de Billy sur ses vieux jours... dès que, sur le canapé, j'appuyais mon dos, il arrivait à fond la caisse et venait se lover contre moi, sa truffe humide dans mon cou...
Moiroir, lui, adorait mordiller tout ce qui avait des poils durs, brosses, balais etc...
Maintenant, des roses poussent au dessus de leurs boites, et Zoé a réintégré le domicile.

Blah blah